Ce que vous achetez vraiment
Avant de comparer les prix, il faut savoir ce qu’on achète. La gestion d’un compte Google Ads pour une petite entreprise, c’est concrètement : la construction initiale, avec la structure des campagnes, les mots clés, les annonces et le suivi des conversions ; puis un travail récurrent de lecture des termes de recherche, d’ajustement des enchères, d’exclusion des requêtes inutiles, de test des annonces et de surveillance du coût par contact. Ce travail récurrent représente, pour un compte d’artisan bien tenu, entre deux et cinq heures par semaine selon la taille et la concurrence.
La question à poser à n’importe quel prestataire est donc : combien d’heures réelles seront passées sur mon compte chaque mois, et par qui ? La réponse à cette seule question départage la plupart des offres.
L’agence
Ce qu’elle apporte
Une équipe, des outils, une continuité de service en cas d’absence, une capacité à gérer des comptes complexes avec de gros budgets, et souvent des compétences annexes en création de pages, en suivi analytique ou en publicité sur d’autres réseaux. Pour une entreprise de trente salariés avec un budget publicitaire de 15 000 € par mois, l’agence est le choix logique. Le compte nécessite un chef de projet, plusieurs spécialistes et une organisation que ni un freelance ni un service standardisé ne peuvent fournir.
Ce qu’elle cache
Pour une TPE, le modèle économique de l’agence pose problème. Les honoraires, entre 800 et 2 500 € par mois, sont nécessaires pour couvrir les charges de structure. Mais à ce tarif, un compte d’artisan n’est pas rentable pour l’agence. Il est donc confié à un profil junior, un chargé de compte qui suit vingt à trente clients, avec un temps réel par compte qui se compte en dizaines de minutes par mois. Le commercial qui vous a convaincu ne touchera jamais votre compte. L’engagement de douze mois, présenté comme un délai d’apprentissage, protège l’agence contre le départ d’un client qui s’en aperçoit.
Les agences facturent en outre fréquemment au pourcentage du budget publicitaire, ce qui crée un conflit d’intérêts simple : plus vous dépensez, plus elles gagnent. Réduire votre budget en supprimant les fuites va contre leur intérêt.
Le freelance
Ce qu’il apporte
Un interlocuteur unique, une relation directe, des tarifs plus bas, entre 300 et 900 € par mois, et parfois une expertise supérieure à celle du chargé de compte d’agence, parce que les meilleurs profils finissent souvent par s’installer à leur compte. Un freelance expérimenté qui connaît votre métier est, pour une petite entreprise, la solution la plus efficace du marché.
Ce qu’il cache
La difficulté est de le trouver, et de le garder. Le marché des freelances Google Ads est peu qualifié : les plateformes de mise en relation regorgent de profils qui ont suivi une formation de quinze jours et qui apprennent sur vos budgets. Rien ne vous permet de distinguer l’expert du débutant avant d’avoir payé. Ensuite, le freelance seul n’a pas de continuité : une maladie, un gros client, une reconversion, et votre compte se retrouve sans pilote, parfois sans préavis. Les artisans qui nous contactent après une expérience freelance racontent souvent la même chose : trois mois de travail correct, puis des réponses de plus en plus lentes, puis le silence.
La facturation à l’heure, courante chez les freelances, ajoute une incertitude : vous ne savez pas à l’avance ce que coûtera le mois, et chaque échange devient une ligne de facture. La facturation au forfait est préférable, mais elle est rarement assortie d’un périmètre écrit, ce qui rend les désaccords fréquents sur ce qui est inclus.
Le service productisé à prix fixe
Le principe
C’est le modèle qui s’est imposé ces dernières années dans le design, le développement et maintenant la publicité en ligne. Un périmètre précis et écrit, un tarif mensuel affiché, une souscription en ligne, une résiliation à tout moment, et un travail réalisé par un expert qui a industrialisé sa méthode pour tenir ce prix. AdsPilote fonctionne ainsi : trois formules de 290 à 890 € par mois, un audit et une restructuration initiale, un pilotage hebdomadaire ou bihebdomadaire, un tableau de bord où chaque optimisation est consignée.
Ce qu’il apporte
La transparence, d’abord. Vous savez ce que vous payez et ce que vous obtenez avant de nous écrire. L’expertise, ensuite : ce modèle n’est possible que si la personne qui travaille sur le compte est assez expérimentée pour aller vite sans bâcler. Un débutant ne peut pas tenir un forfait à ce prix avec un travail de qualité. L’alignement des intérêts, enfin : sans engagement, le prestataire doit prouver sa valeur chaque mois, et le prix fixe supprime tout intérêt à faire grossir votre budget.
Ses limites
Le périmètre est fermé. Nous ne faisons ni publicité sur les réseaux sociaux, ni référencement naturel, ni refonte complète de site. Un compte très complexe, multi-pays ou à très gros budget, sort du cadre. Et le modèle repose sur une personne clé, ce qui pose la même question de continuité qu’avec un freelance. La différence, c’est que le service est conçu pour la réduire : documentation systématique de chaque compte, process écrits, et un espace client qui vous donne accès à tout l’historique. Si vous partez, vous partez avec un compte propre et compréhensible.
C’est le modèle que nous appliquons : la méthode de gestion, étape par étape, ce qu’elle inclut et ce qu’elle exclut.
Tableau comparatif
| Critère | Agence | Freelance | Service à prix fixe |
|---|---|---|---|
| Honoraires mensuels pour une TPE | 800 à 2 500 € | 300 à 900 € | 290 à 890 € |
| Engagement | 6 à 12 mois | Variable, souvent aucun | Aucun, résiliation en ligne |
| Qui travaille sur le compte | Chargé de compte, souvent junior | Le freelance lui-même | L’expert fondateur |
| Temps réel par mois | Faible pour un petit compte | Variable, dépend de sa charge | Défini par la formule |
| Mode de facturation | Forfait ou pourcentage du budget | Heure ou forfait | Prix fixe affiché |
| Transparence du travail effectué | Rapport mensuel, rarement détaillé | Selon la personne | Journal des optimisations dans l’espace client |
| Continuité de service | Bonne | Faible | Moyenne, compensée par la documentation |
| Adapté à un budget de 600 à 3 000 € par mois | Rarement rentable pour l’agence | Oui si le profil est bon | Oui, c’est sa cible |
Les questions à poser avant de signer, quel que soit le prestataire
- Qui travaillera concrètement sur mon compte, et combien de comptes suit-il ? Demandez un nom. Si la réponse est « notre équipe », vous n’aurez pas d’interlocuteur.
- Avez-vous déjà géré un compte dans mon métier ? Un serrurier, un plombier ou une société de traitement des nuisibles ont des règles, des coûts et des pièges propres. L’apprentissage sur votre budget coûte cher.
- Comment mesurez-vous les appels téléphoniques ? Si le prestataire parle de clics et d’impressions mais pas d’appels avec durée minimale, il ne mesure pas ce qui vous fait vivre.
- Utilisez-vous Performance Max ou le réseau Display sur les comptes d’artisans ? Un oui sans nuance est un signal d’alerte.
- Le compte Google Ads reste-t-il ma propriété ? Certains prestataires créent le compte à leur nom et le gardent en cas de rupture. Refusez.
- Que se passe-t-il si je veux partir ? Délai, préavis, restitution des accès, état du compte à la sortie.
- Puis-je voir ce qui a été fait chaque semaine ? Un journal des modifications vaut mieux que n’importe quel rapport.
Notre recommandation selon votre situation
Vous êtes une PME structurée avec un budget publicitaire supérieur à 10 000 € par mois, plusieurs produits ou plusieurs pays : choisissez une agence, en exigeant le nom et l’expérience du chargé de compte. Vous êtes un artisan ou une petite entreprise de services avec un budget de 600 à 3 000 € par mois : un freelance expérimenté dans votre métier ou un service à prix fixe sont les deux options rentables, et le choix dépend de la personne que vous trouvez. Vous avez déjà un compte et vous ne savez pas s’il est bien géré : faites-le auditer avant de changer de prestataire. Nous proposons cette vérification gratuite en 17 points sans condition, et le compte rendu vous servira quel que soit votre choix final.
Pour comparer nos tarifs à ceux que vous avez reçus, la page qui décrypte les honoraires de gestion Google Ads détaille nos trois formules et ce que chacune comprend. Et pour voir comment cette méthode s’applique à un métier précis, l’exemple des compte d’un plombier montre la structure d’un compte tel que nous le construisons.
Trois cas concrets rencontrés lors de nos audits
L’agence et le compte fantôme. Une entreprise de plomberie payait 1 400 € par mois à une agence depuis huit mois. L’historique des modifications du compte montrait trois actions en huit mois : la création des campagnes, une modification de budget et l’ajout d’un mot clé négatif. Le coût par appel avait doublé depuis le lancement. L’engagement courait encore quatre mois.
Le freelance disparu. Un serrurier avait confié son compte à un freelance trouvé sur une plateforme, à 450 € par mois. Trois mois de travail correct, puis plus de réponse. Le compte a tourné seul pendant cinq mois, avec une liste de négatifs figée et des enchères automatiques qui avaient dérivé. Le budget mensuel avait augmenté de 60 % pour un nombre d’appels stable.
Le compte qui appartenait au prestataire. Une société de désinsectisation a voulu changer d’agence et a découvert que le compte Google Ads avait été créé sous le compte administrateur de l’agence. Récupérer l’historique a pris deux mois et n’a été que partiel. Le compte a dû être reconstruit, avec la perte des données d’apprentissage.
Ces trois situations ont un point commun : elles auraient été évitées par les questions listées plus haut, posées avant la signature.
Un mot sur les « spécialistes Google » qui vous appellent
Vous recevez probablement des appels de personnes se présentant comme des experts Google, parfois mandatées par Google, qui proposent de « configurer votre compte gratuitement ». Ces prestataires sont rémunérés par Google pour augmenter votre dépense. Leurs recommandations vont toujours dans le même sens : élargir les mots clés, activer les enchères automatiques, ajouter le Display, passer en Performance Max. Aucune de ces recommandations n’est faite dans l’intérêt d’un artisan avec un budget limité. Considérez ces appels comme ce qu’ils sont, de la vente, et ne les confondez pas avec du conseil.
En résumé
Le bon prestataire pour une petite entreprise est celui qui connaît votre métier, qui travaille lui-même sur votre compte, qui mesure les appels et non les clics, qui vous laisse propriétaire de tout, et qui accepte que vous partiez quand vous voulez. Ce profil existe chez certains freelances et dans les services à prix fixe. Il est rare en agence pour un compte de cette taille. Si vous êtes en région parisienne et que vous voulez rencontrer ce profil, notre page dédiée à la gestion Google Ads pour les entreprises parisiennes explique comment nous travaillons avec les artisans d’Île-de-France.